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    Allez hop! Pour mon premier billet, permettez-moi de vous présenter un génie transalpin: ALTAN.

    Je l'ai découvert il y a longtemps avec "Ada" qui sortait dans "A SUIVRE".

    Une autre grande pointure, Wolinski, à rédigé une préface pour l'album "Un métallo nommé Cipputi" (ed. artefact).  C'est également l'occasion pour Wolinski de décrire l'archétype du dessinateur de presse.

    Je vous en livre quelques extraits:

    "... Cela surprend toujours qu'un créateur puisse aussi bien écrire pour les enfants, les adultes, les adultes infantiles, passer de la BD au cinéma ou au théatre, dire des conneries ou délivrer des messages politiques.

    Cela n'a pourtant rien d'étonnant. Le cerveau est un muscle pour ceux qui ont le ventre mou. L'invention est une gymnastique pour ceux qui adorent la sieste. Méfiez-vous de l'oeil endormi de l'humoriste, de son oreille distraite. Il ne regarde rien mais il voit tout, il n'écoute pas mais il entend. L'humoriste est une éponge.

    Je n'ai jamais rencontré Altan, mais je le connais comme si je l'avais fait. Inutile même qu'on fasse connaissance puisque ce sera comme si on s'était toujours connu... //... J'en connais beaucoup, je sais de quoi je parle. Ils aiment la lecture, l'alcool, les femmes, la fréquentation des gens plus intelligents qu'eux, les blagues stupides, les films marrants et la cuisine de leur maman. Leur lucidité qui stupéfie les analystes est intuitive plus que raisonnée. L'humoriste n'a pas besoin d'être très intelligent pour dire des choses intelligentes. Cela sort de lui presque malgré lui. Sa culture économico-politique est plus que superficielle ce qui ne l'empêche pas de sidérer les spécialistes des "Revues de presse" par l'incroyable justesse de ses réflexions.../

    /...Altan a un charme et une grâce que je lui envie parfois. Il ne ricane ni ne se moque jamais. Il ne juge pas. Il montre les hommes. Il leur fait dire ce qu'ils n'osent même pas penser.../

    /... Le dessin d'Altan est aussi étrange que celui d'un martien. Personne ne dessinait ainsi avant lui. Son trait mou emballe les formes, les plastifie. On a l'impression parfois qu'il s'amuse à laisser glisser son stylo sur la jambe d'une créature alanguie. Le stylo dessine amoureusement  les doigts de pieds, remonte vers la main posée mollement sur le genou, caresse l'épaule ronde, joue avec les cheveux frisés, traçant le labyrinthe compliqué d'une coiffure savante, redescend vers la cible du sein et va s'interrompre vers le haut de la cuisse de l'autre jambe, laissant dans le blanc ce qui est dans l'ombre, laissant l'imagination compléter le dessin. Il ne reste plus dans l'ovale vide du visage qu'à placer les yeux lourds de paupières, deux trous pour le nez et la bouche pleine de lèvres et de langue.../

    /... Mais Altan sait aussi être précis lorsqu'il dessine les gueules ravinées de ses savoureux salopards.../

    /... Je me dis que les pays ont les humoristes qu'ils méritent. Il faut un peuple très intelligent et très subtil pour accoucher d'un Altan. Un peuple plein d'une antique sagesse. Altan ne pouvait qu'être Italien."

     

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    Je vais pas vous infliger la biblio complète du lascar, de toute façon personne ne lit ce genre de truc et puis ça me gonfle...


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    insectes douteux

     


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  • Ca y est! Ou du moins... c'est presque ça!

    Bonjour à toi! hardi(e) navigateur(trice) du web!

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